samedi 22 décembre 2018

Le chat et les pigeons


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Selon moi, il s'agit d'un roman mineur d'Agatha Christie. C'est dommage car le contexte typiquement anglais promettait. Je sais que l'auteure n'est pas une adepte des longues descriptions mais là elles manquent vraiment. L'immersion du lecteur dans l'école n'est pas totale. D'ailleurs, je trouve que ce livre est loin d'être un modèle d'écriture. Cela doit venir de la traduction. Heureusement, comme toujours chez Agatha Christie, le suspense est bien présent. L'intervention d'Hercule Poirot, brève et tardive, est un peu frustrante. Cependant, la solution de l'énigme, de bonne facture, ne m'a pas déçu. 

Ma note : 6/10 

jeudi 2 août 2018

Blake et Mortimer, tome 6 : La marque jaune

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J'ai choisi cet album pour découvrir « Blake et Mortimer » car il s'agit du plus célèbre de la série. D'abord réticent à cause des dessins classiques voire surannés et des textes abondants, bref de son apparente austérité, j'ai trouvé au final l'histoire racontée dans cette BD pleine de suspense et peu avare en péripéties absolument passionnante.

Ma note : 9/10

dimanche 29 juillet 2018

Nous n'irons plus au bois

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Dans ce roman, on retrouve toute l'efficacité de Mary Higgins Clark mais aussi ses travers. Comme d'habitude, ses personnages font partie de la classe américaine favorisée : l'argent ne manque pas. Principaux ou secondaires, ils sont tous assez manichéens. L'héroïne (souvent une femme) exerce un poste à responsabilités (substitut du procureur, avocate...). Autre constante, l'auteure fait une description vestimentaire détaillée de ses personnages quasiment à chaque chapitre. C'est une vraie marotte chez elle. Mais surtout, sa prose est essentiellement descriptive. Untel fait ci, untel fait ça. MHC porte toujours un regard extérieur sur ses personnages. Jamais on ne voit ou ne ressent à travers eux. On est loin des gros polars actuels plus psychologiques, dans lesquels les personnages sont dotés d'une réelle profondeur émotionnelle et dont le lecteur suit en permanence les pensées... mais où il ne se passe pas grand-chose pendant 100 pages, où l'action s'étire au maximum. Chez MHC, pas de pause, ici tout va très vite durant les 117 chapitres très courts (de 2 à 4 pages) qui constituent le livre. Comme toujours, impossible de lâcher le bouquin avant la fin. Le suspense n'est pas tant de connaître l'identité des coupables de l'enlèvement (connus dès le début de l'histoire) mais de savoir comment l'héroïne va s'en sortir. Quoique dans ce roman, ce n'est pas tout. En effet, l'enquête révèle en sus une surprise quant à la résolution d'un crime. On prend plaisir à voir l'étau se resserrer progressivement sur les méchants, et voir les gentils s'en sortir in extremis. Bref, MHC réussit une fois de plus à nous tenir en haleine jusqu'au bout. À la longue son style est peut-être stéréotypé et mécanique, mais c'est une mécanique bien huilée.

Ma note : 8/10

mercredi 18 juillet 2018

Michel Vaillant, tome 66 : 100 000 000 $ pour Steve Warson



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Dès la première planche, un rapide résumé de l'épisode précédent ("L'épreuve") remet le lecteur dans le bain. Une fois de plus, les dessins de Jean Graton sont à la hauteur. Michel Vaillant, lui, est toujours aussi transparent. Heureusement, Steve Warson équilibre la balance avec son caractère bien trempé. D'ailleurs dans cette aventure, notre américain est pris entre deux feux. Il risque sa vie sur et en dehors des circuits (affaires qui périclitent, grosse dette...). La menace est telle qu'on tremble pour lui. Des truands, un championnat au règlement vicieux assurent un suspense d'enfer tout au long de l'album. Cependant, il est regrettable que le dénouement soit d'une naïveté aussi désarmante, et d'une trop grande tolérance à l'égard des méchants (surtout après ce qu'ils ont fait...).

Ma note : 7/10

Michel Vaillant - Nouvelle saison, tome 6 : Rébellion

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Les albums de cette série traversent le temps en s'adaptant à chaque époque. Des années 50 aux années 2000 (et oui, il y a maintenant des téléphones portables et des drones...), les voitures de course ne sont pas les seules à évoluer. Cela fait une drôle d'impression de voir les personnages emblématiques de la série avoir des enfants, vieillir, et même mourir... Ainsi, elle a bien changé la jeune Agnès depuis l'album "Le grand défi" (1959). L'histoire plus sombre (le clan familial se déchire), et les dessins encore plus réalistes confirment le renouvellement intelligent de la série. A noter que l'album se termine sur un suspense insoutenable.

Ma note : 8/10

vendredi 16 février 2018

La collection Iznogoud, tome 3


La collection Iznogoud - Tome 3

Les éditions "Hachette Collections" réunissent pour la première fois dans "La collection Iznogoud" tous les épisodes de la série par ordre chronologique de leur création. Ce tome 3 comprend quatre récits, datant tous de 1965, des loufoques mésaventures de l'opiniâtre et machiavélique Iznogoud ("L'île des géants", "La horde", "Ça grenouille dans le califat", "Le terrible doreur"). Notre vizir dont l'obsession est toujours de devenir calife à la place du calife (le bon gros Haroun El Poussah) y croise un marin unijambiste, le redoutable chef de guerre mongol Gengis Khan, un prince transformé en grenouille, et un héritier plaqué or. Sans tenir compte des avertissements de son souffre-douleur Dilat Laraht, Iznogoud va droit dans le mur avec ses plans tordus. Outre son contexte dépaysant des Mille et Une Nuits, ses personnages hauts en couleurs (dont son irascible héros), cette BD humoristique excelle dans les anachronismes et les jeux de mots (comme les yourtes et les yaourts des mongols de "La horde"). Dans ce récit, il y a même un clin d’œil aux auteurs. On y voit les riches habitants de Bagdad fuir les mongols en emportant leurs objets de valeur. L'un d'eux met dans son sac les œuvres complètes de Goscinny, illustrées par Tabary ! Drôle. Dommage que les histoires soient si courtes : 8 planches plus 2 pour chacune en comptant "Les retours d'Iznogoud".

Ma note : 8/10

mercredi 7 février 2018

Le petit Spirou présente : ma prof de calcul

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Pour moi, cette compilation de gags n'est pas représentative de la qualité des albums de la série. L'opportunité commerciale ne fait ici aucun doute, à commencer par les pages réduites de 48 à seulement 32 ! Mais surtout, l'idée de dédier un album à un personnage récurrent de cette BD pleine de malice n'est pas si bonne que ça ; même s'il s'agit dans la cas présent de l'institutrice sexy. La lecture manque de variété et s'avère rapidement lassante.

Ma note : 4/10