mardi 31 juillet 2012

Rites d'infamie

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Rites d'infamie de George Mc Kenna



Dépaysant et sensuel


Pas gore pour un sou (sauf une scène à la fin et encore…) ni vraiment fantastique, « Rites d’infamie » (« Rites » - 1981) est un roman inhabituel dans la collection Gore. Toutefois, il se rattrape avec le sexe. Son atmosphère érotico-exotique est envoûtante et les scènes pornographiques (pas si nombreuses) évitent la vulgarité. Il faut dire que sur la forme, le livre est loin d’être mauvais avec son écriture assez raffinée.

Comme dans plusieurs autres romans Gore, il est question de rites vaudous et de divinités païennes sur l’île d’Haïti. Cependant, dans le cas présent, les descriptions minutieuses des us et coutumes du pays maintiennent l’intérêt et parfois même choquent le lecteur (la place des femmes haïtiennes, la vie des bossals du Massif et leur rapport à la mort).

Ben, un jeune homme désireux de fuir le monde « civilisé » débarque sur l’île d’Haïti. Un vieil ami de Port-au-Prince lui a légué un comptoir de commerce sur l’île. Ben prend possession de ses biens en compagnie de deux (très) jeunes filles qui lui sont entièrement dévouées (« ses placées »). Bien malgré lui, il devient polygame. Le jeune homme est confronté au riche et dangereux Chenier qui outre ses nombreux gardes du corps vénère la divinité Ogun Badagris, le dieu de la guerre. Chenier est le propriétaire de tous les comptoirs de l’île avec lesquels il ruine les autochtones. Pour asseoir son monopole, il veut acheter le comptoir de Ben contre une somme exorbitante avec en prime sa plus belle « placée ». Mais le jeune homme refuse l'offre...

Hélas, si la volupté et l’érotisme transpirent à chaque page, l’histoire manque un peu de consistance. De plus, les cérémonies païennes qui parsèment le récit sont légèrement redondantes.

A noter que les dernières pages révèlent une traîtrise vraiment inattendue.

Globalement, c’est un roman Gore très particulier qui m’a plutôt conquis.

Ma note : 7/10

samedi 28 juillet 2012

Supplices vaudous

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Supplices vaudous de W.A. Ballinger

Cousu de fil blanc

« Supplices vaudous » (« Drums of the dark gods » - 1966) est l’unique roman de l’écrivain écossais W. A. Ballinger publié dans la collection Gore. Avec cette parution datant de 1987, le directeur de la collection, Daniel Riche, souhaitait faire connaître au public français cet auteur très prolifique dans les pays anglo-saxons. Ce livre fait partie d’une série fantastico-policière dont le héros récurrent est le détective spécialisé dans les phénomènes paranormaux, Richard Quintain.

Dans cette aventure, Richard et Julie sa belle associée dotée de pouvoirs parapsychiques (et vierge, cela a son importance…) vont tenter de démanteler le réseau d’une drogue très dangereuse produite en Haïti. Sur place, Julie est émerveillée par les paysages de carte postale (la mer, les plages et le soleil). Richard, lui, est plus soucieux. Car Haïti est un pays où les sorciers ont le droit de vie ou de mort sur les êtres humains, un pays qui vit dans la peur et dans la magie, un pays où survivent les plus sombres superstitions : le pays des rites vaudous. Et effectivement, les sacrifices destinés au baron Samedi - durant lesquels les victimes assistent vivantes au découpage de leur corps - et autres zombies, sont bien présents. Plus terre-à-terre, Richard est également confronté aux « tontons macoutes », les assassins personnels du président.

On a droit à un petit cours sur l’évolution de la population haïtienne et la naissance du Vaudou. Du massacre des indiens Caraïbes par les successeurs de Christophe Colomb aux français qui ont introduit les Réformistes Vaudois sur l’île. Ces derniers, des chrétiens, au contact des esclaves païens donnèrent naissance au… Vaudou.

Globalement, le récit n’est pas transcendant. Dès l’arrivée du détective et sa compagne en Haïti, les péripéties s’enchaînent rapidement mais sont trop prévisibles et naïves. Naturellement, il y a un fou qui veut dominer le monde derrière tout ça. Les personnages ne sont pas assez approfondis et pas suffisamment attachants. Même le héros ne nous manque pas une fois l’aventure terminée.

Selon moi, c’est un roman Gore de qualité moyenne.

Ma note : 6/10

Néophyte

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Néophyte de Guy N. Smith

Sale coin pour y vivre, et encore plus pour y mourir

« Néophyte » (« The neophyte » - 1986) est le troisième et dernier roman de l’écrivain anglais Guy N. Smith publié dans la collection Gore.

Arthur Tarrat vit sous la domination d’Hildat sa femme, une véritable sorcière, crainte et haïe dans tout le village d’Hope. Le couple s’adonne à la magie noire dans le grenier de leur domicile. Lorsqu’Hildat découvre l’infidélité de son mari, elle lui jette un sort. Peu après, Arthur est tué sur son lieu de travail par un taureau dans la ferme des Morris. Il a une ultime pensée pour son jeune fils, Joby, qui désormais sera sous l’emprise totale de sa mère. Mais Hildat se sacrifie dans le bois des Anciens où les personnes accusées de sorcellerie au moyen-âge étaient exécutées. Elle offre ainsi sa vie aux forces occultes contre la protection de son fils. Hope est maudit depuis qu’Arthur Tarrat a trompé sa femme dans la forêt druidique. Les amants ont réveillé la colère des Anciens…

Joby grandit sous les quolibets des enfants du village « Ta mère a tué ton père en ensorcelant le taureau, et Dieu la punie en la frappant de sa foudre. Et à toi, que va-t-il t’arriver ? Fils de sorcière… ». Il voudrait quitter le village et ses habitants, fuir ses terreurs nocturnes (les bruits dans le grenier et l’odeur de mort provenant du placard). Mais pour aller où ? L’adolescent découvre (avec le lecteur) l’identité de la maîtresse de son père ainsi que l’existence d’une demi-sœur, la troublante Sally Ann. Une relation ambiguë s’installe entre eux. Sally Ann semble posséder des pouvoirs terrifiants. Mais, elle a besoin de Joby pour ses desseins. Des morts violentes, à priori accidentelles et naturelles, frappent le village (en premier lieu la ferme des Morris avec la maladie d’Amy Morris, et pour cause…).

C’est un livre qui se situe dans la lignée des précédentes parutions de l’auteur. Il s’agit là encore d’une histoire de sorcellerie. Mais les personnages ont de l’épaisseur et leur situation suscite l’émotion chez le lecteur. L’écriture est de bonne qualité (pour ce genre de littérature), surtout comparée à certains romans Gore français trop succincts. D’ailleurs, les lignes serrées sont le signe que le récit est à l’étroit dans le format réduit de la collection Gore. Les peurs de Joby enfant, sa solitude, ses premiers émois d’adolescent avec cette étrange fille aux yeux verts (plus proche de lui qu’il ne le croit), leurs relations dominé/dominant, haine/amour (incestueux) sont autant de passages passionnants.

Voilà donc un très bon roman fantastique au climat malsain, émaillé de scènes bien gore (collection oblige), avec des personnages marquants. C’est mon livre préféré de l'auteur.

Ma note : 8/10

vendredi 20 juillet 2012

Paradis sur mesure


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Paradis sur mesure de Bernard Werber

SF de grande consommation

J'ai vraiment beaucoup de mal avec les livres de WERBER. Je n'ai jamais pu finir "Le jour des fourmis". L'absence de style, la pauvreté du vocabulaire, des personnages stéréotypés, une naïveté déconcertante ont eu raison de moi. Pourtant, j'ai récidivé en lisant ce recueil de nouvelles. Elles sont pour la plupart mal écrites et inintéressantes (12/17). La pire étant à mon avis "Paradis sur mesure" : totalement ridicule. Quelques-unes m'ont intéressé par leur originalité ("Là où naissent les blagues"). Mais, il manque souvent la poésie nécessaire pour faire passer la pilule (les mouches/caméras envoyées dans le passé pour filmer les humains avant le cataclysme dans "Le maître du cinéma", les catapultes qui envoient les banlieusards travailler à la capitale, moyen de transport des plus écologique dans "Et l'on pendra tous les pollueurs", etc.).
L'auteur résume plus ses récits qu'il ne les fait vivre (les fins du monde décrites en quatre lignes). Et toujours son vocabulaire basique : "le plaisir de faire vroum vroum sera toujours supérieur au désir de sauver nos enfants" et les citations archi-connues : "les banques ne prêtent qu'aux riches".
Certains sujets sont redondants comme les nouvelles avec les fourmis et "Demain les femmes" (voir la BD "Les enfants d'Eve tome 1 Genèse" dont WERBER est scénariste).

Bref, l'ensemble n'est pas terrible.

Ma note : 3/10

Sabat n°1

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Sabat n°1 de Guy N. Smith


Bondieuseries


« Sabat n°1 - Le cimetière des vautours » (« The graveyard vultures » - 1982) est le deuxième roman de l’écrivain anglais Guy N. Smith publié dans la collection Gore.

Mark Sabat est un ancien prêtre exorciste en guerre contre les forces du Mal. Il combat toutes sortes de démons (le Baron Cimeterre, Erzulie la Vénus Noire…). Son ennemi le plus redoutable, l’Antéchrist, a pris possession de son frère Quentin, corps et âme. Une longue traque autour du monde s'achève par la mort de ce dernier. Malheureusement, la victoire de Mark n’est pas totale car désormais le Malin a pris possession d’une partie de lui-même.

Au début du livre, l’Archevêque fait appel à Mark concernant des cérémonies obscènes organisées dans une église et son cimetière. Dernièrement, une jeune femme présumée vierge a été déterrée puis violée par un animal (un bouc d’après la police). Notre exorciste mène l’enquête auprès des villageois. Ses armes : une étoile à cinq branches, un crucifix, de l’ail, un revolver (on ne sait jamais) et surtout le pouvoir de voyager dans le temps et l’espace avec son corps astral.

Le récit mélange pêle-mêle magie noire, nécromancie, messes noires, sacrifices et nécrophilie, rites vaudous, christianisme et j’en passe. A noter qu’ici les scènes sexuelles (notamment la masturbation) sont systématiquement associées au Mal. Cette énième histoire de lutte entre le Bien (les dieux Rada) et le Mal (les dieux Petro) peut paraître confuse et ennuyeuse. Le style d’écriture ampoulé peut aussi rebuter. Malgré tout et sans trop savoir pourquoi, je n’ai pas trouvé ce roman Gore mauvais.

Pour information, il n’y a jamais eu de « Sabat n°2 ».

Ma note : 5/10

mardi 17 juillet 2012

Le spectre insatiable

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Le spectre insatiable de Guy N. Smith

Solide mais sans surprise

« Le spectre insatiable » (« The undead » - 1983) est le premier roman de l’auteur anglais Guy N. Smith publié dans la collection Gore. L'histoire est très classique. Ici, l’atmosphère l'emporte sur les débordements sanglants. La collection Gore possède quelques pépites dans le genre.

En l’an 1775, Bémorra, le simplet du village est pendu sur la place de Gabor. Il est accusé d'avoir noyé dans une mare réputée maléfique, la petite Isabelle Mainwaring. Deux siècles plus tard, un couple et leur fille sourde, Amanda, viennent habiter la région. Ils s’installent dans la maison des Mainwaring. Au village, la légende de Bémorra est encore dans les mémoires. D’autant que la mare maudite existe toujours. L’histoire se répète. Béguildy, un vagabond, rôde dans les bois et tourne autour d’Amanda. Sur fond de tensions entre villageois et gitans, les disparitions se multiplient. Evidemment, les destins d’Isabelle et d'Amanda, de Bémorra et de Béguildy sont liés.

C’est un roman agréable à lire avec son climat angoissant et ses personnages aux multiples facettes. Cependant, les nombreux poncifs du genre (un lieu hanté, des apparitions, une vengeance à travers le temps…) en diminuent quelque peu l’intérêt.

Ma note : 6/10

lundi 16 juillet 2012

Kali-Yuga, le relief de la mort

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Kali-Yuga, le relief de la mort de Reg Sardanti



Sans queue ni tête


« Kali-Yuga, le relief de la mort » est le deuxième et dernier roman signé Reg Sardanti dans la collection Gore. Après le Shintoïsme dans « Cadavres laqués, sévices gratuits », l’Hindouisme est ici prétexte à des scènes aussi sanglantes qu’invraisemblables.

Franck O’Shannon est un réalisateur de films d’horreur, détesté des critiques et adulé dans le milieu underground par quelques fans. A l’issue de la projection de son dernier film à Londres, une jeune indienne, attachée de Production, l’invite à travailler sur une superproduction à Calcutta. Bien sûr, notre réalisateur accepte d’autant que la belle, peu farouche, lui fait revisiter le premier chapitre du Kâmasûtra…

En Inde, Franck n’est pas au bout de ses surprises. Le synopsis du film raconte l’histoire de Mahakali la Destructrice qui revient parmi les vivants. Elle envoie des hordes de morts-vivants à travers le monde pour le nettoyer de tous ses vices (Kali-Yuga) afin que la sagesse renaisse (Satya-Yuga). La distribution du film est bizarre. Au côté des vedettes locales figurent les noms de Bela Lugosi, Boris Karloff, Lon Chaney (Senior et Junior) etc. Etrange aussi ce richissime et excentrique producteur, un certain Shankar D. Stroy (?), qui se présente comme un collectionneur amoureux de cinéma fantastique. Autour du temple, sur le lieu du tournage en pleine jungle, les cadavres et les effets spéciaux semblent trop réels. En fait, le producteur, le scénariste et le régisseur (entre autres) sont des divinités indiennes ! Ainsi, Shankar D. Stroy est… Shiva, l’un des piliers de la mythologie hindoue. Dès lors que peuvent faire Franck et Satiajit (l’acteur principal du film), seuls mortels dans l’aventure ?

Au début du livre, l’histoire du vrai/faux tournage tient à peu près la route. Mais la suite est risible. Par exemple lorsque notre réalisateur papote avec le dieu Shiva. Il en est de même concernant le rôle réservé au film pour détruire notre monde. Mais le summum de l’idiotie est atteint dans les derniers chapitres avec l’apparition des grands comiques du cinéma (Laurel et Hardy, Buster Keaton, les Marx Brothers etc.) qui dament le pion aux armées de l’enfer à coups de tartes à la crème. Le style d’écriture assez pauvre n’arrange pas les choses. Par contre, la chute dans l’épilogue est plutôt réussie.

En conclusion, voilà un roman Gore à oublier bien vite.

Ma note : 3/10

jeudi 5 juillet 2012

Cadavres laqués, sévices gratuits

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Cadavres laqués, sévices gratuits de Reg Sardanti


Magie, Kung-fu et chinoiseries


Dans « Cadavres laqués, sévices gratuits » (voilà un titre qui annonce la couleur) une vieille chinoise veut s’emparer du pouvoir en faisant appel aux crimes rituels et à la magie noire. L’inspecteur Kaddhour a du pain sur la planche avec ses indics découpés en morceaux sur fond de trafic de drogue. Une piste le mène au « Dragon de Corail » un restaurant chinois de Paris très côté. Il tombe dans les griffes de la méchante sorcière qui pratique les rites de transformation issus du Shinto. Ses trois fils peuvent ainsi se transformer en cochon, crocodile et rat, chaque animal correspondant à leur signe astral (année du serpent pour le crocodile).

Ce roman est truffé d’invraisemblances. Que penser de l’attaque d'un commissariat et du vol de documents par… un cochon ? Ridicule. L’auteur inflige également au lecteur des scènes obscènes. Par exemple, une femme est violée par le cochon cité plus haut pendant que le crocodile lui lèche le corps. En plein coït, la sorcière émet un long pet immonde sur notre pauvre inspecteur. Écœurant. Sur la forme, Reg Sardanti a opté pour un style branché, sûrement afin de masquer la pauvreté de l’écriture.

C’est dommage car l’attrait irrésistible que procure le « Dragon de Corail » sur ses clients réserve des passages cruellement ironiques lorsque l’on connaît la nature des mets servis. Comme ce policier qui déguste les testicules d’un collègue sans le savoir...

Le récit, souvent poussif et décousu, s’anime dans un dernier chapitre pour le moins explosif. Les explications finales basées sur des croyances asiatiques farfelues et des thèmes fantastiques plus classiques sont originales. A noter que l’épilogue aurait pu être le début d’un nouveau livre à lui tout seul.

Mais cela ne sauve pas ce roman Gore de la médiocrité.

Ma note : 4/10

Les portes de l'effroi

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Les portes de l'effroi de Lewis Mallory



Manichéen


« Les portes de l’effroi » (« Gate of Fear » - 1981) est le troisième et dernier roman de l’auteur anglais Lewis Mallory publié dans la collection Gore.

Tout commence par l’agression dont est victime Martin Sorrel dans une rue de New-York alors qu’il rejoignait son hôtel tard le soir. Cet évènement semble avoir réveillé quelque chose de très sombre. Dès lors, les morts violentes s’accumulent autour de Martin (deux policiers, son patron etc.). A chaque fois, une spirale de vapeur ou une épaisse fumée noire s’élève dans le ciel… Fraîchement arrivé de New-York, Martin apprend du gardien de son immeuble qu’il est déjà venu à son domicile une heure plus tôt (!). Effectivement, quelqu'un est entré dans son appartement… Martin est-il atteint de schizophrénie, d’un dédoublement de la personnalité ?

Plus loin dans le récit, le lecteur se retrouve en septembre 1934. Hans Klemperer, un nazi homosexuel et travesti, se réveille dans le lit d’un général des SA après une nuit d'amour. Surpris par les SS en présence d’Hitler et Goebbels (rien de moins), le compagnon d’Hans, considéré comme un traitre dégénéré et pervers par le Reich, est tué. Hans réussit à s’enfuir. Mais il est abattu et tombe dans l’eau d’un lac. En s’enfonçant dans les profondeurs, un long ruban noir s’enroule autour de son corps…

« Il existe une théorie très manichéiste, selon laquelle chaque corps possède deux âmes, une bonne et une mauvaise. L’homme vit avec la bonne, mais sous l’effet d’une peur intense une porte s’ouvre et libère l’âme dévouée au Malin. Elle revient alors sur terre. Le diable lui a promis la vie à condition qu’elle lui donne l’autre en échange. »

Notre héros est confronté à Hans, son double maléfique assoiffé de sang, complice des pires tortures envers les opposants au Nazisme. A noter que l'auteur en profite pour prêter aux officiers de l'Allemagne hitlérienne des penchants homosexuels, ce qui est assez inédit.

Les conflits intérieurs, l’opposition entre le Bien et le Mal qui assaillent Martin, confèrent une dimension psychologique encore jamais atteinte chez l’auteur (du moins dans ses deux précédents romans Gore). Ce livre, plus complexe et sophistiqué que les publications habituelles de la collection Gore, ne plaira pas à tous. Personnellement, j’ai beaucoup aimé.

Ma note : 7/10