mercredi 17 décembre 2014

L'homme à l'envers

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L'homme à l'envers de Fred Vargas


C'est le quatrième Vargas que je lis. Les personnages sont toujours aussi intéressants (la relation Adamsberg/Camille, Lawrence le Canadien qui trouve les Français sales...). Le lieu où se déroule l'histoire est original (le parc du Mercantour). Bien sûr, ce "road-movie" est un peu invraisemblable (l'itinéraire de Massart). J'ai trouvé la trame plus simple que celle des précédents Vargas. Mais on reconnaît le style inimitable de l'auteur. Comme d'habitude, le suspense est bien présent et la révélation finale surprenante.

Ma note : 8/10

Un peu plus loin sur la droite

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Un peu plus loin sur la droite de Fred Vargas

Après "les évangélistes" dans "Debout les morts" et le commissaire de police Adamsberg dans "L'homme aux cercles bleus", on fait la connaissance ici d'un nouveau personnage de Vargas : Kehlweiler (et son crapaud Bufo). Là aussi, l'histoire débute par un fait insolite : la découverte d'un os humain dans des excréments de chien... Comme dans les livres cités précédemment, j'ai trouvé ce roman très prenant avec un suspense bien mené jusqu'à la fin. Par contre, certaines coïncidences sont énormes (le passé du personnage principal et de Blanchet - l'opposant au Maire de Port-Nicolas). Je pense aussi que l'auteur a voulu en faire trop à la fin du roman en multipliant les révélations. Mais, il vaut mieux en faire trop que pas assez... 

Ma note : 8/10

L'homme aux cercles bleus

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L'homme aux cercles bleus de Fred Vargas

C'est le deuxième roman de Vargas que je lis après "Debout les morts". Je le trouve encore meilleur. Le commissaire de police Jean-Baptiste Adamsberg est vraiment un personnage atypique, tout sauf superficiel. L'intrigue m'a passionné. Elle est moins déroutante ici que dans "Debout les morts". Les dialogues et les situations sont parfois ubuesques et humoristiques dans le genre "pince sans rire". Comme dans "Debout les morts", le suspense est préservé jusqu'à la fin. Je ne trouve aucun point négatif à ce roman.

Ma note : 10/10

Debout les morts

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Debout les morts de Fred Vargas

C'est le premier roman de Vargas que je lis. Les personnages principaux ("les évangélistes") sont un peu loufoques mais attachants. L'intrigue part un peu dans tous les sens et il y a des invraisemblances (la facilité avec laquelle "les évangélistes" accèdent à certaines informations). Mais c'est le cas même dans les romans d'Agatha Christie. Cela permet de faire avancer le récit. Le côté "club des cinq" pour adulte peut aussi agacer. J'ai tout de même bien aimé ce roman. Le coupable est totalement inattendu. Vargas est à ma connaissance la seule écrivain féminine française spécialisée dans le thriller (alors qu'elles foisonnent au Royaume-Uni et aux USA). Cocorico !

Ma note : 8/10

samedi 6 décembre 2014

Les combattants de Serkos

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Les combattants de Serkos d'André Caroff

La planète Behera se refroidit car sa vitesse de rotation s’accélère du fait de la diminution de sa masse. Au fil des siècles, ses continents se sont désagrégés en semant dans l’espace des sommets de montagnes (?). Au refroidissement de cette planète, s’ajoute la disparition de milliers de ses habitants dans les régions polaires. Heureusement, non loin dans l’espace se trouve Serkos, une planète morte de forte densité. Une mission sur ce minuscule astre a pour objectif de restituer la masse originelle de la planète Behera en y acheminant de la matière lourde. Un commando de Raiders est envoyé sur Serkos pour superviser les opérations d’extraction. Naturellement, rien ne se passe comme prévu…
André Caroff, de son vrai nom André Carpouzis, fut un auteur prolifique de romans d’espionnage et de SF aux éditions Fleuve Noir, des années 60 aux années 80. Comme souvent chez lui, son récit est rempli d’exploits guerriers invraisemblables et assez répétitifs. Pourtant, l’auteur essaie de relancer son histoire à coups de découvertes, hélas, pleines de naïveté et peu crédibles. Ses héros virils (ici, le superaid Ian Doma et son lieutenant Bul Salor) sont taillés à la serpe sans la moindre psychologie. L’ensemble bourré de testostérone ne laisse aucune place aux personnages féminins. Entre deux clichés, l’auteur laisse planer un vague suspense sur le lieu réel de l’aventure. Mais, j'ai deviné trop rapidement le twist final (comme on dit au cinéma). Dans la catégorie roman de gare, André Caroff a fait mieux (la série des « Mme Atomos » ou celle des « Ordinator » par exemple).

Ma note : 4/10