jeudi 23 février 2017

Le bazar des mauvais rêves



Le bazar des mauvais rêves de Stephen King

Ce recueil rassemble des nouvelles qui pour la plupart ont déjà été publiées individuellement en version ebook ou papier. Une fois de plus, Stephen King n'a pas son pareil pour décrire la vieillesse ou la misère sociale d'une partie de ses compatriotes ("Herman Wouk est toujours en vie", "Batman et Robin ont un accrochage", "Mister Yummy"...). Il arrive encore à me surprendre comme dans "Feux d'artifice imbibés" une nouvelle relevant de la comédie. Mais sa prose populaire (le langage familier de ses personnages, les nombreuses marques commerciales citées et les références à l'actualité) qui permet aux lecteurs de suivre au plus près le quotidien de ses personnages dans l'Amérique d'aujourd'hui, souvent des individus ordinaires confrontés à des situations extraordinaires, manque tout de même de richesse. Surtout si l'on compare à la plume travaillée d'auteurs comme H.P. Lovecraft et Clive Baker dont l'atmosphère des nouvelles est du coup bien plus angoissante. Par le passé, Stephen King a déclaré qu'il écrivait plus avec son cœur qu'avec sa tête. Si l'émotion est toujours présente, ses histoires sont presque toutes dénuées de suspense. Même dans sa nouvelle "A la dure", la meilleure du recueil selon moi, on sent (c'est le cas de le dire !!!) la fin venir. J'ai parfois l'impression que l'auteur est resté bloqué dans les années 80 avec des thèmes déjà vus, trop puérils ("Mile 81", "Après-vie", "Sale gosse"...) qu'il modernise parfois ("Ur", "Nécro"...). En tant qu'européen, la nouvelle dans le milieu du baseball ("Billy Barrage") ne m'a pas du tout intéressé malgré sa conclusion. De même, je n'ai pris aucun plaisir à lire les deux poèmes du recueil ("Église d'ossements" et "Tommy"). Ce genre d'écrit ne devrait pas être traduit. Malgré tout, après trente ans de Stephen King et soixante-cinq de ses livres lus, je demeure un "Fidèle lecteur".

Ma note : 7/10

lundi 20 février 2017

Cinéma Fantastique et de Science-Fiction

couverture

Cinéma Fantastique et de Science-Fiction de Josette Ortega

Cette encyclopédie du cinéma Fantastique et de SF datant de 1985 se veut exhaustive dans le temps (des premiers films muets à "Terminator") tout en ratissant large (jusqu'aux Walt Disney, Tarzan et James Bond !). Hélas, des oublis impardonnables, des coquilles et des erreurs dans les titres de certains films ou dans plusieurs noms de réalisateurs/acteurs (Dario Argento renommé ici Mario Argento - certainement une confusion avec Mario Bava, etc.), des chapitres fourre-tout tel celui intitulé "Fantastique non diversifié" (?), un style d'écriture au kilomètre peu lisible, rendent ce livre dispensable. Des chefs-d'œuvre du genre peuvent être décrits en quelques lignes et des films mineurs des années 80, oubliés depuis, bénéficier de longs paragraphes. Pourtant, je ne me suis toujours pas séparé de ce livre : son contenu hétéroclite et ses belles photographies en noir et blanc peut-être...   

Ma note : 3/10